CESAR, LILIANE, LES WILDENSTEIN ET ERIC

 

Quelle tétralogie, qui laisse sur place les trinités de Pagnol et d’Alexandre Dumas !

Et pourtant, leurs écheveaux sont infiniment plus emmêlés que ceux de la triviale affaire ELF, qui ne rassemblait que barils de brut, frégates non armées, bottier italien,  une ingénue et quelques soudards.

Dans le cas présent, l’intrigue s’alimente chez les meilleurs et les plus anciens tragiques et puise chez les Atrides. Les gros sous n’en sont que la partie émergée. La famille et l’arbre généalogique, avec ses boutures et ses greffes, ses branches mortes, ses rejets sauvages et ses maladies en constituent le noyau.  

Les bâtons de dynamite sont reliés au cordon bickford et le détonateur aux explosifs.

La fille de Madame Bettencourt, animée de sentiments complexes vis-à-vis de sa mère, s’est érigée en allumeuse d’un pétard et a commencé à mettre le feu aux poudres.

Chez les César, tout comme chez les Wildenstein, ce sont les secondes épouses qui se crêpent le chignon avec les descendants de branches collatérales et menacent de tout faire sauter.

Le métal et le crottin de cheval remplacent les crêmes hydratantes, mais les uns et les autres se valent bien !

La brigade financière est chargée des enquêtes.

Que ne laisse-t-elle l’initiative, à l’image de ce qui se passe dans certaines séries policières américaines, à un romancier ou à un bon connaisseur de l’inconscient, plus aptes  à descendre dans les arcanes des motivations  et à analyser ces situations tortueuses  ?

En ces temps de rigueur budgétaire, la Justice y gagnerait à tous coups.

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