Du vent dans les voiles…‏

Le port du voile : voilà un vocabulaire quasi maritime.

Sauf qu’entre le voile et la voile, il y a,  plus que la différence du genre, celle du sens.

L’expression « mettre les voiles », en faisant planer le doute sur le masculin ou le féminin, ne manque pas de sel (marin ) et  laisse libre (long) cours aux interprétations.

Pourrra-t-on conduire sa voiture costumé tel Zorro chevauchant sa monture et jouer à cache-cache dans les bureaux et à les piscines, acteur d’un bal masqué quotidien, ou sera-t-on dans l’obligation, au risque de condamner aux délocalisations les fabricants de maquillage et Gillette aux plus hauts sommets boursiers, d’apparaître sans fard ni artifices, glabre et sans piercing, le visage nu tel qu’au premier jour ?

Ce qui me désole, c’est l’absence de toute scénographie de cet évènement, qui s’apparente à la querelle narrée par Gulliver, lors de son voyage à Lilliput, entre gros et petits « boutiens », qui se crêpaient le chignons sur l’extrémité de l’oeuf qui devait être cassée pour l’ouvrir. 

Au temps des potes auxquels il était interdit de toucher, le jaune des  paumes illuminait les boutonnières badgées.

Récidivons avec un slogan, un graphisme et une zizique.

1ere  option : Carguez les voiles !

D’où : « Nique le niqab ! »

            Le délicat  profil de Shéhérazade  sur fond de soleil couchant

            Du slam, les décibels à foison étouffant l’indigence des textes et la pauvreté des rimes

2nde option : Hissez les voiles ! 

    D’où: « Touche pas à mon niqab ! »

             Une kalachnikof croisée avec un cimeterre sur fond d’Occident en feu

             Du Debussy ( au choix ) ou la suavité du 2nd mouvement (Romance ) du concerto No 20 de W.A. Mozart.

L’oxymore a des vertus.

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