ENCORE UNE RECONNAISSANCE DE PATERNITE

Ils ont pratiquement tout inventé: la boussole, la poudre à canon, …

Un anglais excentrique, le comte de Sandwich, a légué son nom à un en-cas qui lui permettait de se nourrir sans abandonner sa place à la table de jeu; un français, Antoine Quinquet, à un modèle de lampe à huile, mais c’est encore une fois un chinois qui, semble-t-il, a créé un des piliers de la gastronomie asiatique: le sushi, au début de notre Moyen-Age occidental. 

Comme c’est beau de laisser son nom à ce genre de descendants et de passer à la postérité via les papilles !

Le créateur de ce plat ne peut être , en effet, que Su Shi ( 1037-1101 ), surnommé L’ermite de la pente de l’Est, qui avait plusieurs cordes à son arc et de nombreux poils à son pinceau. Considéré comme un des grands lettrés de la dynastie des Song, homme politique, peintre, calligraphe, il fut expert dans le maniement d’une forme littéraire particulière: la commémoration, c’est-à-dire la rédaction d’un texte court, destiné à être gravé sur une stèle, à l’occasion, par exemple, de la construction d’un bâtiment officiel ou d’une maison particulière.

En dépit d’un emploi du temps fort chargé, il eut cependant le loisir de mettre au point ce curieux objet de gastronomie, qu’est cette tranche de poisson cru, sommant un dôme de riz gluant,  que livrent maintenant à domicile les scooters pétaradants de la société Planet Sushi, à un li de chez moi.

Laisser un commentaire