FOUTU FOOT

FOUTU FOOT0001Le ballon rond est un des nouveaux items composant l’identité nationale, rejoignant le béret basque, la baguette, les charentaises, l’autoflagellation, le coq et son chant, …

Comment éviter que ce Trésor National ( Cf les classifications japonaises et coréennes) ne soit dévalorisé, désacralisé voire déshonoré par des comportements marginaux et douteux, sur fond d’euros sonnants et trébuchants ?

En se réclamant du mot d’ordre ou de l’impératif catégorique « Touche pas à mon ballon ! », deux initiatives sont à prendre, dans l’urgence.

L’idée de l’installation de la vidéo et/ou du recrutement d’arbitres supplémentaires a déjà été lancée. Elle a suscité autant d’adeptes que d’opposants. La balle est dans le camp du Président Platini, élu par un collège de footeux.

Pourquoi se limiter à la vue et négliger l’ouïe ?

Ajoutons une couche « audio » et équipons chaque joueur, les arbitres, les remplaçants qui se morfondent sur le banc de touche et les deux entraîneurs qui s’égosillent et gesticulent en bordure de terrain, d’un dispositif enregistrant leurs paroles, leurs éructations, leurs borborygmes, leurs soupirs, bref toutes les vibrations de leurs cordes vocales.

Les décibels arriveront dans les écouteurs d’arbitres installés dans des cabines qui décideront, ou non, de les retransmettre sur les système de sono du stade, ce qui les rendra audibles par tous.

Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de joindre la parole au geste et de tourner la page de ces séquences muettes où  les lèvres s’agitent dans le silence.

Combien de batailles et de faits d’armes sont passés à la postérité grâce à un mot ou une phrase ! Ces citations à venir seront autant de légendes sous les photos immortalisant les acrobaties et les tirs.

Que dire de leur utilité ? En l’absence de tels témoignages irréfutables, personne ne sait le fin mot des mots qu’échangèrent Zidane et Materazzi en finale de la dernière Coupe du Monde et l’on en est réduit à des supputations.

Autre suggestion destinée à auréoler le ballon Adidas : celle de la visualisation des textes des hymnes nationaux.

Certes, la plupart des livrets d’opéra sont d’une désarmante débilité. Mais, les mots qu’accompagnent, avant l’ouverture des hostilités,  ces notes et ces mélodies tour à tour martiales, guillerettes, folkloriques ou solennelles méritent, dans un souci d’échange interculturel  et au risque du ridicule, d’apparaître en sous-titre sur les écrans de télé.

 

A ce jour, c’est de la V.O.

Tout le monde ne sait pas lire sur les lèvres de joueurs en gros plan, d’autant que certains demeurent scellées, ni traduire les idiomes.

La solution du panneau, brandi comme les cartons du cinéma muet, est désuète.

Quel éclairage cela donnerait sur les intentions réelles de l’adversaire et le fighting spirit qui l’anime ! Quelles informations en tirerait l’entraîneur sur la stratégie et la tactique à adopter ! Le piratage, par les « services », des échanges téléphoniques entre le joueurs de l’équipe adverse deviendrait sans objet.

 

P.S. Dans les rayons de ma bibliothèque, un livre édité en 1894 à Lyon par La librairie générale catholique et classique, 400 pages, titré Voyages légendaires en Irlande, attribué le 20 juillet 1922 à mon père, élève de 3ème à l’Institution Saint-Remi de Charleville, à qui fut décerné le 1er prix d’Instruction religieuse, et dont l’auteur est l’abbé Domenech, missionnaire apostolique.

( Au fait, je n’ai pas vu d’interview de Joyce, Beckett ou Wilde…).

Laisser un commentaire