L’ASTRE MORT

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Cherchez l’intrus !
Cette photo a été publiée dans un quotidien coréen en langue anglaise de Séoul.
On le trouve vite car c’est le seul « long nez » parmi 17 « autres » : l’ambassadeur de Corée en France, le délégué permanent auprès de l’UNESCO, le président de KBS, une chaîne de télévision, et 16 artistes de groupes de K-pop ( composition chimique : R’n’B + pop + hi-popqui se sont produits à Bercy devant 10.000 spectateurs enflammés le 9 février,
Il est le seul à ne pas brandir le poing,
Coucou ! C’est lui ! Jack ( Lang ).
Hilare, sourire aux implants, façade ravalée, frétillant comme un gardon dans le Han, le fleuve qui traverse Séoul, il est au premier rang, encadré par des filles court vêtues et par des garçons androgynes.
Cependant, il y a un hic.
Sans doute considéré comme élément négligeable ou parasite, il n’est pas mentionné dans la légende non plus que dans l’article en pages intérieures.
L’homme pourrait, tel Georges Clooney pour Nescafé, devenir l’icône de Hankook, le fabricant coréen de pneumatiques, car il est increvable.
Line Renaud de la politique, ses bientôt 73 ans ne sont pas, à ses yeux, un obstacle pour briguer un nouveau mandat de député ou préempter un maroquin ministériel.
Ce bain de foule musical est peut-être dû au fait que, missionné il y a quelque temps pour aller à Pyongyang afin d’étudier la mise en place d’un embryon de représentation française, il a mentalement fusionné Corée du Nord et du Sud et franchi le 38 ème parallèle et la Zone démilitarisée qui est une des régions les plus surveillées du globe.
Las ! Au Nord, la dynastie des Kim joue plutôt de la trique que de la guitare électrique.
Dans la galaxie socialiste, Lang n’est pas la seule étoile éteinte à envoyer un signal posthume et une froide lumière.
Ces astres morts sont de vivants désastres.
Tous ces personnages qui piaffent d’impatience, sentant venir l’écurie confortable et le ratelier garni, sont des cailloux inertes gravitant à des années-lumières de notre monde.
Fabius, le sourcil levé, et se remémorant les nationalisations de 1982 « Nous serons prêts. »
Hollande, se targuant de ses racines corréziennes, et Royal, en lévitation, écoutant le notaire lisant convention de partage des biens de la communauté : « A Madame, la chambre-à-coucher de l’Hôtel de Lassay, à Monsieur, celle de l’Elysées ».
Moscovici, ici. D’autres,là (à l’exception notable de DSK).
« Et pourtant, elle tourne. »
Galilée l’a dit.

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