MELECHON: mot-valise, chimère ou descendant de Melanchton ?

 

Entre la chimère et le mot-valise, c’est-à-dire entre l’assemblage baroque d’un zoologiste dément et le mécano hétéroclite d’un philologue imaginatif, la différence est bien mince.

Jean-Luc MELENCHON, le fou noir – celui qui est situé à gauche sur l’échiquier – est d’abord le télescopage de deux mots  mélancolie et ronchon, à une voyelle près.

Sa mine , grise et triste,  et sa lippe boudeuse portent toute la misère du monde et de la mondialisation, sans que sa gouaille et le ton de sa voix viennent tempérer ses imprécations.

Sa mélancolie affichée, qui n’a pas la densité du spleen baudelairien, est aggravée par une bonne dose de ronchonneries, confortant son allure de rouspéteur et de mauvais coucheur.

Mais MELENCHON pourrait tout aussi bien être le nom d’une nouvelle chimère, ce monstre mythologique qui jette du feu par la gueule et est pourvu d’une tête et d’un poitrail de lion, d’un ventre de chèvre et d’une queue de dragon, tant il apparaît que cette chimère politique  emprunte ses attributs à divers animaux, vivants ou disparus, du bestiaire électoral, tels que G. Marchais, de Villiers et Chevènement.

A moins qu’ayant perdu un T en route, pour des raisons d’euphonie, notre MELENCHON descende du MELANCHTON qui, au XVI ème siècle, joua un rôle majeur dans la diffusion des thèses de Luther et fut tout le contraire d’un joyeux drille et d’un boute-en-train. Luther le gratifia de ce compliment : » Ce que Philipp Melanchton écrit a des mains et des pieds, a de l’autorité et de la gravité. »                                     Il suffit de regarder les portraits que firent de lui Dürer et Cranach pour se convaincre que ‘ notre ‘  MELENCHON est porteur de chromosomes hérités de cette branche généalogique.

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