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La Corée, pour la bonne bouche‏

La gastronomie du Pays du Matin Calme est une des éléments de la « Coréanité », tout à fait à part des cuisines chinoises – à dessein au pluriel – et de la japonaise.
La seule différence ne réside pas dans l’usage de baguettes en métal ou dans la présence gustative et olfactive, du kimchi.
L’un des plats majeurs , consommé en été, est le samgyetang. Pour faire court : un coquelet farci de riz collant, de ginseng et de quelques jujubes, longuement cuit dans un bouillon.
J’ai retrouvé la trace de cette recette dans un ouvrage en deux volumes, écrits en 1734 par le sieur Pomet, marchand épicier et droguiste. La voilà, telle quelle, avec ses 276 printemps. Elle n’a pratiquement pas pris une ride:
« On prend une poule dont la chair et les os sont noirs.On la vide bien. On la nettoie.Puis on prend des nids d’oiseau qu’on amollit avec de l’eau et qu’on déchirepar petits filets. On coupe du ginseng en petit morceaux, puis on met le tout dans le corps de la poule, dont on coud le fondement. La poule est mise ensuite dans une porcelaine couverte, qu’on met dans une marmite pleine d’eau. On fait bouillir cette eau jusqu’à ce que la poule soit cuite. Après quoi, on laisse la marmite sur la braise et les cendres chaudes toute la nuit. Le matin, on mange la poule, le ginseng et les nids d’oiseau, sans sel ni vinaigre. Après avoir mangé le tout, quelquefois on sue. »
Un regret: que le samgyetang ne figure sur la carte d’aucun restaurant coréen de Paris. Remède miracle par temps de canicule, la Sécu devrait rembourser l’addition.
A vos baguettes, à partir de juillet !

CONFUCIUS ET LE COUTEAU DE BOUCHER

Une collaboratrice de l’Université de Perpignan a été tuée par un étudiant chinois, armé d’un long couteau. Un psychiatre a reconnu son irresponsabilité au moment où les faits ont été commis.

J’ignore tout du contexte de ce drame, mais mon expérience d’ancien professeur à l’Université de Suzhou (Jiangsu) et une assez bonne connaissance des conditions dans lesquelles les étudiants chinois conduisent leurs cursus universitaires en France me conduit à analyser certaine composantes de leur situation , d’autant que des faits divers récents – le cas d’espionnage industriel par une étudiante de l’IUT de Compiègne, les « diplômes »

délivrés par un département de l’université de Toulon – alimentent régulièrement les chroniques et donnent libre cours aux fantasmes.

1/ A l’inverse de leurs collègues en provenance d’Etats lointains, la plupart des étudiants chinois sont issus de familles peu fortunées qui se sont endettées pour financer cette coûteuse expatriation, même si le montant global de l’investisement « formation universitaire » en France reste largement en deça de ce que demandent nos voisins européens.

D’où l’énorme pression à laquelle sont soumis ces étudiants, porteurs de l’honneur et des ambitions du groupe familial, condamnés à la conquête, à tout prix, de la peau d’âne qui leur vaudra gloire et profits au retour au pays. L’échec est inconcevable.

2/ Avant l’inscription et la délivrance du visa, le niveau de maîtrise de la langue française a, normalement, été validé.

En fait, de multiples trous existent dans ce dispositif, ce qui permet de passer à travers les mailles du filet et de se retrouver, ensuite, devant d’insurmontables difficultés de compréhension et d’expression, notamment pour l’écrit.

Conséquences : d’interminables et épuisants apprentissages, par coeur, de bibliographies non assimilées et le recours massif au « copier-coller ».

Ce système ne peut d’ailleurs perdurer qu’avec la complicité de certains professeurs, arborant leur multiculturalité comme Monsieur Prud’homme son sabre, désireux de gonfler les effectifs de leur département, mésusant de leurs pouvoirs et, au final, surcotant ces étudiants.

La plupart du temps, les travaux sont indigents dans le fond et charabiesques dans la forme.

3/ Autant l’accès à des disciplines scientifiques n’est pas insurmontable, autant l’inscription dans des secteurs tels que le droit, les sciences humaines, la littérature,…doit être réservée à des candidats qui maîtrisent parfaitement l’expression orale et écrite mais aussi l’arrière-plan culturel et les modes de raisonnement et d’argumentation. ( Une incidente : la traduction en coréen ,dite définitive, de l’Ulysse de Joyce, par le professeur KIM Chong-keon contient 3.379 notes en bas de page…).

Les grandes écoles , quant à elles, ont des modes de sélection bien adaptés et, une fois l’étudiant en place, l’encadrent et le suivent, conscientes de leur obligation de résultat.

Ailleurs, celui-ci est laissé dans une insupportable solitude et à sa déréliction

LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE

Pourquoi se précipiter, ne pas attendre que le mélange ait décanté et la brume matinale dissipée ?

En Corée, un nouveau né est présenté à l’entourage 100 jours après la naissance, survivance d’une période où la mortalité infantile était forte et où l’enfant n’était « officialisé » qu’après ce laps de temps.

Que ne fait-on de même après une élection majeure, notamment une présidentielle ?

Prenez Obama.

Les articles de la presse écrite ou parlée, au moment de ses premiers pas sur le parquet, le carrelage et la moquette de la Maison Blanche, sont à classer dans la catégorie dithyrambe, éloge et ode au vainqueur.

Las ! Sur la scène, n’ont pas tardé à entrer des personnages et des lieux familiers : Guantanamo et son imbroglio juridique, les rudes montagnes afghanes, les véhicules iraniens propulsés à l’explosif, les biceps des shérifs, le coupe-gorge de Wall Sreet, les bailleurs de fonds de la campagne électorale venant réclamer leur livre de chair. Tous les os politiques ne sont pas solubles dans un can de Budweiser.

 Quel journaliste aurait osé, il y a quelques mois, mettre un bémol à cette louangeuse partition et contrebalancer l’optimisme que ce résultat électoral laissait augurer par les pesanteurs américaines et les lignes de forces de cette société complexe ?

 Aucune remise en perspective. Du brut de décoffrage. De la chronique à la va-vite, sans recul.

Voilà donc des ouvrages à placer au chevet des gens de presse, toujours pressés.

Le vieux Gide, d’abord, avec Voyage au Congo et Retour du Tchad. Bel exemple d’enquête au long cours sur le terrain, de lucidité impitoyable, d’alacrité dans la formulation, à rebrousse poil des idées prêtes-à-porter.

Plus près de nous, Pierre Ryckmans, alias Simon Leys : Les habits neufs du Président Mao et Ombres chinoises.

Combien d’hommes politique et de journalistes ont émis des jugements définitifs et enamourés sur cette terrible période de l’histoire chinoise en ignorant à peu près tout de la réalité de la situation, incapables de déchiffrer un idéogramme, et se laissant, tels des impotents, guider dans des visites au parcours imposé ?

Enfin, l’épisode narré par François Bizot ( Le Portail, La Table Ronde) : le grand reporter Lacouture, lors d’un dîner à Phnom Penh en 1975, balayant d’une dédaigneux revers de main, le témoignage d’un « local » puisqu’il ne cadrait pas avec l’orthodoxie en vogue.

L’aveuglement volontaire n’a pas d’âge.

Découverte de Koreana

bibimbap-1-200x253Le numéro 4 de KOREANA, version française, étalait les plats de kimchi de sa couverture, verticalement, sous une affichette donnant les coordonnées d’un professeur de taekwondo, à proximité de journaux coréens gratuits, sous un rayonnage pleins de paquets de Shin Ramyun, hot and spicy.

Drôle d’endroit pour une revue qui se sous-titre « arts et culture de la Corée » !

Certes, l’emplacement est moins prestigieux que les présentoirs installés dans le hall d’accueil du Centre culturel coréen, mitoyen de l’hôtel particulier de l’Ambassade d’Irak, en face du Palais d’Iéna, dessiné par Auguste PERRET, qui abrite la vénérable assemblée consultative qu’est le Conseil Economique et Social et à deux pas du Musée Guimet, refuge des arts asiatiques.

Localisation moins branchée, aussi, que les vitrines de l’Espace Han-Seine, rue Monsieur-le-Prince, dans le Vème, qui a eu l’astuce de faire confluer les deux fleuves qui structurent les deux capitales, chacune ayant ses quartiers nord et sud et ses rives droite et gauche.

Néanmoins, cette galerie est typiquement coréenne en ce sens qu’elle rassemble, dans son espace de vente, un restaurant, un salon de thé, une librairie et des objets d’art. Allez trouver, à Paris, un tel patchwork, alors qu’ils sont légion à Seoul !

Revenons à KOREANA, que j’ai donc découvert dans un magasin installé dans une petite rue du XIVème arrondissement, près de la Porte d’Orléans, c’est-à-dire un quartier où les enseignes écrites en hangul sont rarissimes.

Cependant, la Place de Séoul n’est qu’à 1,5 km.

Curieuse dénomination, car il s’agit en réalité d’un jardin circulaire, d’une cour intérieure, avec petites allées dallées, plantée de fleurs, de plantes diverses et de haies, traversée par les seuls piétons et les voiture d’enfants du quartier, dissimulée aux regards par les immeubles gréco-romains, aux parois de verre, dessinés par Ricardo Bofill, et à laquelle donnent accès deux portes ménagées dans les grilles .

Le parallèle avec piwon, le jardin secret de Changdeokgung, à Séoul, saute aux yeux. A moins que ce modeste espace vert, isolé, protégé du fracas de la circulation et des bruits parisiens, ne soit un clin d’oeil humoristique et affectueux au Matin Calme, cher aux anciens voyageurs.

Après l’ironie de la toponymie, celle de la topographie.

A 300 mètres de la place, dans une petite voie à sens unique, qui vient buter rue Maison-Dieu , un bâtiment discret, dont les baies vitrée sont occultées au rez-de-chaussée par un store vénitien toujours baissé et aux étages par des voilages d’allure poussièreuse, se signale à l’attention des rares passants par une plaque dorée, qui doit être astiquée tous les jours, portant l’inscription « Délégation générale de la République démocratique de Corée dans la République française ».

Au dessus, un écusson, d’un doré terni. Deux gerbes d’épis – du riz, sans doute – encadrent, de haut en bas, une étoile à cinq branches, une chaîne de montagnes, un poteau métallique supportant une ligne électrique à haute tension, un barrage et un imposant immeuble.

A condition de lever le nez jusqu’au faîte, on aperçoit une énorme antenne parapluie dont les branches coiffent le toit et griffent le ciel.

La création de la Place de Séoul, qui date vraisemblablement de la vaste opération d’urbanisme qui a affecté le quartier de la Gare Montparnasse, est-elle postérieure ou non à l’implantation de la Délégation générale ?

Le Conseil Municipal de Paris, qui baptise les rues et les places, a-t-il vu l’enjeu planétaire et les interférences diplomatiques de son choix ?

A la pause de midi, les fonctionnaires de la RPDC viennent-t-ils lire au soleil, assis sur tranquillement sur les banc de la Place de Séoul ?

Autant de questions qui relèvent du droit international public.

Après cette longue digression qui a toutefois le mérite de camper en plein Paris le décor de la Péninsule, je reviens à ce qui m’amenait dans ce magasin : une urgence alimentaire.

 

Ma femme est née à Séoul. Les accès de  mal du pays, qui proviennnent de façon aussi fantasque et aléatoire qu’une crise de paludisme,  se traduisent par une pulsion subite et impérieuse de dégustation de kimchi.

Ce soir-là, le frigidaire ne contenait pas le moindre bout de chou coloré en rouge.

La chance étant notre côté, nous habitons dans la même rue et à trois numéros d’un établissement tenu par Mr et Madame KIM, qui offre aussi bien des plats coréens à consommer sur place ou à emmener que les produits basiques dont la cuisine coréenne fait classiquement usage.

Bien sûr, et sans dénigrer les aptitudes culinaires de Madame Kim, rien ne vaut le kimchi de  maman. Mais, à environ 10.000 kilomètres de ses bases, ma femme apprécie le chou fermenté made in France et par notre voisine.

J’attendais la barquette contenant le condiment désiré, en échangeant quelques mots avec le patron . Petit, rablé, septuagénaire, les cheveux d’un noir jais, Mr Kim est arrivé en France il y a plus de quarante ans. Son premier point de chute en Europe fut l’Allemagne de l’Ouest où il fut travailla dans une mine de charbon. Il repartit ensuite en Corée, s’y maria et vint en France avec son épouse.

Ils exercèrent leur activité dans la restauration. Leur deux filles, nées en France, non encore mariés, travaillent à Paris, après avoir suivi de bonnes études.

Quatre petites tables carrées occupent l’espace. Ce soir-là, à l’une, y dînaient quatre coréens, en mission pour le compte d’un chaebol implanté à Paris. Les décibels des voix et la couleur des joues étaient à l’exacte proportion des bouteilles de soju déjà vidées.

A une table voisine, discrète, une coréenne, devant un bibimpap, dont je sais, pour avoir conversé avec elle, qu’elle occupe un poste à la Bibliothèque nationale de France dans le département Asie, sur le fonds Corée.

Bref, aussi bien le dimension fort réduite du restaurant/magasin que l’ambiance sonore et la présence de ces expatriés  faisaient de ce lieu une enclave exterritorialisée de la Péninsule, un morceau de Corée et une sorte de hâvre où ressuscitait l’esprit du vieux pays.

Mais, par dessus tout, submergeant ce qui mobilisait la vue, l’ouïe, le goût, le toucher, c’est l’odorat qui était sollicité par le parfum flottant dans l’air, entêtant, subtil, aillé, aigrelet, reconnaissable entre mille, du kimchi de Madame Kim.

Et j’avais sous les yeux la couverture de KOREANA, et six bols contenant cinq variétés de ce plat, quintessence de l’art culinaire coréen.

SOUSEOK

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Peu d’ouvrage coréens, à ma connaissance, sur ce thème.
Rien, non plus, dans les diverses revues qui ont une ligne éditoriale culturelle et qui ciblent un lectorat étranger.

Et pourtant, elles me semblent représenter une des spécificités de la Coréanité et structurer l’imaginaire de ce pays.

A preuve, l’activité déployée  par les nombreuses associations, regroupant les « chasseurs de pierres » qui arpentent les berges des rivières ou les flancs des montagnes, qui se réunissent régulièrement pour se montrer leurs trouvailles, publient de luxueux catalogues où sont référencées  les pierres sélectionnées ( photo en couleur, dimensions ), éditent des revues, organisent expositions et concours.

J’utilise à dessein le terme de chasseur, bien plutôt que celui de collectionneur, car, dans ce genre de quête, sait-on ce que l’on cherche et a-t-on jamais fini de chercher ? Alors qu’une collection, un fois réunie le dernier élèment, est  terminée et devenue,en quelque sorte, sans objet. ?

La différence entre ce que  j’appellerai, faute de mieux, « l’esthétique lapidaire » coréenne et celle de la Chine ou du Japon, pour ne parler que de ces deux pays, apparaît nettement, illustrant par là une des modalités du rapport  entretenu avec les forces naturelles et le cosmos.

Séjournant en Corée en février dernier, quatre « chasseurs » chevronnés m’ont invité à me joindre à eux. Nous sommes donc partis un matin sur les bords du Han, à environ 80 kilomètres en amont de Séoul. Là, sous un beau soleil de fin d’hiver, dans un décor lunaire, courbés en deux, armés d’une petite binette qui permet de retourner les galets, nous avons cherché la perle rare, c’est-à-dire la pierre qui vous parlera, celle dont la forme, le poids, la texture et la couleur vous attendent à un endroit précis de toute éternité.

images (3)Rien à voir avec la géologie, la minéralogie ou la gemmologie.  Nul besoin de sortir de l’Ecole des Mines ou descendre d’une lignée de diamantaires anversois.

Seulement se fier au hasard objectif qui vous mettra en présence de la pièce manquante d’un des nombreux puzzles qui gisent en vous et qui vous donnera l’un des mots de la fin après lequel vous courez.

Sculpture, certes, que ce morceau de roche, roulé par le flot, poli et déformé par ses contacts avec les autres cailloux.

Mais aussi phrase, car il parle à l’imaginaire.

Mais aussi tableau où les traits de pinceau sont les nervures et les affleurements de certains composants.

Nous n’étions pas les seuls sur le site, sachant, qu’au moment de la décrue des eaux, des passionnés passent la nuit sous la tente pour être les premiers à découvrir le nouveau paysage minéral que révèle le fleuve  et qu’a remodelé le très fort courant.
L’élue sera exposée sur un lit de sable fin et jaune répandu dans une sorte de plateau en terre vernissée de faible profondeur et de forme variable, à moins que ce ne soit sur un socle en bois rare, sculpté tout exprès et qui, tel l’encadrement d’une photo, souligne sa signification, mais sans l’écraser.

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Donc une parenté fort lointaine avec la présentation, très apprêtée, de certaines pierres chinoise, dûment serties dans un cadre en bois finement ouvragé, posé sur un piètement lui aussi travaillé.

Aucune manipulation ne l’altère.

Elle demeure, comme disent les antiquaires, dans son jus.  Ni polissage, ni meulage, ni perçage, ni sciage en tranches. Pas d’intrusion dans son intimité.  Ellle est telle quelle, dans sa nudité, ainsi que les eaux la laissèrent découverte ou l’érosion la fit.

Tout au plus, et en fonction de son grain, sera-t-elle être humidifiée à l’aide d’un vaporisateur ou ointe d’une crême pour la peau, afin d’accentuer, de façon temporaire, à l’instar d’un éclairage, certaines de ses caractéristiques.

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Assistant à une rénion d’une association au cours de laquelle étaient photographiées des pierres destinées à figurer dans un catalogue, il fallait voir avec quel soin méticuleux et quelles maternelles attentions leurs propriétaires, les mains gantées de blanc, les déballaient et les préparaient avant de les présenter au photographe professionnel qui, lui-même, lissait à l’aide d’un pinceau le lit de sable et orientait le plateau pour offrir le meilleur profil.

Les Coréens savent-ils que les surréalistes français se sont intéressés aux pierres ? Ont-ils lu Langue de pierres, le court texte dAndré Breton qui brosse un tableau saisissant d’une excursion sur les rives du Lot et de sa rencontre avec des agates d’une telle beauté qu’elles lui donnèrent l’illusion de fouler le sol du paradis terrestre, en agissant sur son esprit à la manière d’un stupéfiant  ?

Le Galet, de Francis Ponge, a-t-il été traduit, ainsi que L’Ecriture des pierres de Roger Caillois, Pierres Imagées de Jurgis Baltrusaitis,  From afar it was an island de Bruno Munari, et, plus récemment,  de Gérard Macé, Pierres de Rêve et Où grandissent les pierres ?

Et ceci pour ne citer que quelques ouvrages figurant sur les rayons de ma bibliothèque, voisins de pierres, loquaces témoins de mes chasses personnelles auxquelles me lie une précieuse affinité.

Breton imaginait que deux pierres qu’il avait trouvées et baptisées le Cacique et la Tortue, en raison de leur morphologie, s’entretenaient des mystères des commencements et des fins.

De quoi être pétrifié !