TREMBLEZ EN FRANCE !

 

Dans une commune de l’Ile-de-France,  dénommée Tremblay-en France, les bus se font  maltraiter, cabosser, caillasser  avec allégresse depuis quelque temps, et les conducteurs menacer, malmener et agresser.

Sous l’Ancien Régime, la bourgade s’appelait Tremblay St-Denis et fut, bien sûr, débaptisée à la Révolution en Tremblay-sans-Culottes.  C’était bien la moindre des vengeances que de remplacer un saint aussi emblématique de la royauté par l’élément d’habillement qui symbolisait le changement.

Plus tard, le village devint Tremblay-les-Gonesses jusqu’à ce que les habitants jugeant que l’appellation prêtait à des déformations trop sexistes obtiennent, le 16 août 1989, sa modification en Tremblay-en-France, ce qui est quand même plus noble et sonne mieux aux oreilles

Il n’en reste pas moins que désormais personne ne peut plus ignorer, à l’énoncé de la localisation des méfaits dont les bus et leurs conducteurs font l’objet, que le théâtre de ces douteux exploits se situe bien dans la doulce France, et non pas au Québec, en Wallonie ou dans l’un des anciens Comptoirs de l’Inde.

Tremblez  bonnes gens qui habitez dans les deux autres Tremblay !.

Tremblay–sur-Mauldre, où séjournèrent deux artistes sulfureux : Blaise Cendrars et Pablo Picasso.

Et, surtout le troisième Tremblay. Six communes décidèrent en 1972 de fusionner. Adieu Chêne-Chenu, Ecublé-Bilheux, Gironville-Neuville, St-Chéron-des-Champs-Trémémont, Theuvy-Achères, Tremblay-le-Vicomte ! Place à Tremblay-les-Villages, nettement moins folklorique et poétique et surtout, rimant, quoique pauvrement, avec caillassage !

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