Une lettre circulaire qui ne tourne pas rond

Ce matin, une circulaire de La Poste dans ma boîte, relative à la réexpédition du courrier en cas d’absence.

L’affaire est traitée par un encadrant courrier, flanqué de deux facteurs qualité.

J’en étais resté au préposé. L’introduction de ces qualifications professionnelles est-elle une des conséquences du changement de statut ? Ou des préconisations d’un communicant-sémioticien-linguiste ?

En tous cas, je suis rassuré d’être aussi bien entouré, sachant que les plis dignes d’intérêt se sont raréfiés au fil des ans et n’auraient  pas pesé lourd dans la sacoche des facteurs à képi, ancienne moûture.

Ce sentiment de sécurité s’estompa rapidement, à la lecture d’une prose qui tient en six lignes.

La ponctuation est outrageusement vacillante : deux virgules intempestives à la place de points ou, à la rigueur, de points-virgules.

Un solécisme, dont je vous fais grâce de la teneur.

Et, cerise sur le gâteau,  un aux lieu et place d’un ou, le copulatif usurpant la place de l’alternatif.

Avant de lâcher dans la nature cette missive sur la réexpédition, une relecture n’aurait pas été superflue, effectuée par un lecteur qualité, supervisé par un encadrant lecteur, l’un et l’autre aidés d’un correcteur d’orthographe, ou, s’il a du temps entre manifs, interviews et passages à la télé ou à la radio, de Besancenot.

Et moi qui croyais que les préposés étaient désormais, tous, des sur-diplômés…

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