Vidéosurveillance et boîte noire

 

foot

A quand l’installation de caméras vidéos et de micros dans les vestiaires ? Et celle d’une boîte noire dans le ballon ?

On saurait alors qui qu’a dit quoi et qui qu’a fait quoi.

Au moins, le coup de boule de Zidane, qui nous coûta sans doute la victoire lors d’une précédente finale de Coupe, fut exécuté coram populo. Quelle voix sportivement incorrecte l’a rappelé, dans ce tumulte d’armée en déroute dont les fantassins, pour courir plus vite, abandonnent leurs chaussures ?

Il n’est pourtant pas si loin le temps où l’effet négatif de ce geste impulsif et idiot avait été critiqué par les responsables des centres de formation aux cris de «  Quel exemple donne-t-on là à nos jeunes, que celui d’un dieu qui se laisse aller ? ». La religion du foot, école de civisme et creuset des convivialités, avait trouvé là son hérétique.

La mise en cause de l’honneur d’un membre de la famille du footeux fut considérée comme une circonstance suffisamment atténuante  pour ne pas instruire le procès. Le bûcher ne récolta que de maigres fagots et personne n’y bouta le feu.

Anelka, prenant une route que d’autres illustres proscrits avaient ouverte, s’est réfugié dans cette  île, terre natale d’un sport qui ne tourne décidément plus rond.

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